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Heureusement un petit coup de concentré quebecois, et un sourire caresse mes lèvres...
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Je rentre chez moi et je suis pleine d'idées pas sympas dans la tête, des détails qui me contrarient et me donne envie de plonger ma tête dans le frigo alors à la place je vais écrire.
Pas sur ce qui me chiffonne parce quand j'y mets des mots je me trouve puerile de me mettre la rate au court bouillon pour des conneries pareilles même si evidemment c'est la symbolique des choses qui blessent, ce qu'on lit entre les lignes...
Mais là j'avoue je me tape une méga parano par rapport à plein de choses. Quand je suis dans cet état là il m'arrive de faire des choses trés bêtes et definitives que je peux regretter comme pousser quelqu'un à bout, mon amoureux par exemple, pour être sûre que même si je suis detestable, il m'aime quand même mais ce soir, coup de bol, il est de sortie... Là pourtant j'ai fait une heure de sport, j'ai gagné une nouvelle bataille contre moi même et je devrais simplement aller me coucher pour être fraîche au boulot demain. Au lieu de ça je tourne en rond, mon esprit ne s'arretant que sur les choses qui me font mal, mes kilos repris, une amie qui n'appelle pas, une autre que je sens fausse avec moi en ce moment, mon instinct me joue des tours...
J'aimerais avoir la légèreté d'un papillon et cesser de penser que c'est la fin du monde si parfois le monde me déçoit...
Allez, au lit, demain est un autre jour. Ah le contrôle!
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Allez, Klealia m'a envoyé le virus du bonheur, à moi de vous décrire mes 5 petits bonheurs qui font que la vie vaut d'être vecue:
1- Me reveiller et me dire que j'ai gagné une manche contre ma pathologie de compulsion.
2- Savoir que j'ai des amis que j'aime, qui m'aiment et en avoir le témoignage tous les jours, compter sur eux et leur faire savoir qu'ils peuvent compter sur moi.
3- Pouvoir partager avec Jules le meilleur mais aussi le pire, savoir qu'il m'aime et que je lui manque aussi quand je suis loin de lui
4- Nourrir mon esprit de quelques lignes d'un bon livre, d'un bon film ou d'un artiste musical que je découvre.
5- Offrir à mon corps une bonne dose d'endorphines en faisant une activité physique par jour si possible.
Pas si mal tout ça, et quand il fait beau en plus, c'est le Nirvana...
Message de CécilePSY :
Alors faites tourner le virus et contaminons le maximum de monde sur le site !!! 
Et si vous n'êtes pas encore contaminé(e),
n'hésitez pas à lister quand même 5 de vos petits bonheurs ! 
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Me voilà donc chez ma mère... Tout se passe bien, 48 heures ce n'est pas la mer à boire et puis je mets toute la bonne volonté du monde pour ne pas me disputer avec elle, c'est son anniversaire quand même! Mevoilà également de nouveau dans une phase de contrôle, plus facile en sa présence car malgré tout la boulimie est un pathologie qui se cache. C'est d'ailleurs pour cela que l'entourage a du mal a admettre le mal puisqu'il n'en est que rarement le témoin.
Jules par exemple, qui lui admet le probleme et qui réalise que depuis trés recemment l'abime dans laquelle je m'enlise me disait l'autre jour que je "pourrais prendre des médicaments", comme s'il existait une potion miracle pour calmer mes angoisses. Bien sûr je pourrais prendre des anti dépresseurs pour être d'humeur égale, donc moins en proie à mes crises, mais si je ne fais pas en parallèle de travail psycho, ça ne sert strictement à rien, or je ne sais pas vers quoi me tourner:
1- La psychanalyse, j'ai fait ça pendant 10 ans et si ça a eu des effets tres positifs sur plein de choses, pas sur ma boulimie.
2-Trés mauvaise experience avec la therapie comportementaliste cette année, je trouve cela tres superficiel et je pense que j'y suis intrinsequement trés réfractaire.
3- Il existe une soit-disant grande papesse de la therapie gestaltienne axée sur la boulimie, je l'ai rencontrée et je dois avouer que le courant n'est ABSOLUMENT pas passé et qu'elle a passé plus de temps à s'adresser à ses deux affreux chiens qui etaient presents dans son cabinet de consultation (sic) qu'à moi, grand moment de solitude qui m'a couté 70 euros à l'époque (re-sic)
Alors voilà où j'en suis, je voudrais m'en sortir, guerir, sortir définitivement la tête de ce marécage, alors peut être l'hypnose et l'autohypnose, mais ça il faudra attendre la rentrée.
En attendant, le contrôle, encore le contrôle, ça fatigue mais me fait sentir quand même mieux que quand je perds pied. La vigileance demande beaucoup d'energie et c'est ce que j'essaie d'expliquer à Jules, sur une longue durée, je n'y arrive pas...
A suivre donc.
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"Le coeur a ses raisons" est une serie quebecoise desopilante diffusée en ce moment sur tv5 et qui fait mon délice et celui de quelques uns de mes amis. Quand j'ai pas le moral je m'en mets une couche epaisse avant de commencer ma journée... rires.
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Ma journée n'a pas trés bien commencé je l'avoue, reveillée par la perceuse de mes voisins du dessous à 10h... Sur mon portable un texto de ma mère me demandant de la rappeler. Elle voulait annuler ma venue à cause d'une gastro qu'elle se traine depuis une semaine, la pauvre, et craignait que je ne l'attrape... Juste que je ne vais pas laisser ma mère toute seule le jour de son anniversaire avec une gastro quand même!!!! Nos rapports sont difficiles mais tout de même.
Ensuite je suis allée dejeuner avec une amie chez Rose Bakery, un salon de thé delicieux mais fort cher, trés bruyant et ou le service est tres moyen. On arrivait pas à se parler, la bouffe arrivait dans le desordre, bref on s'est un peu enfuies pour boire un café ailleurs, notre dessert sous le bras. Aprés mon amie qui voyait que je n'allais pas fort m'a tiré les vers du nez et là je me suis effondrée et... ça m'a fait du bien finalement.
Je devais retrouver une autre amie qui allait encore plus mal que moi et du coup, j'ai mis de côté mes états d'âme et je l'ai emmenée voir une comedie au ciné ( Made in Italy, pas genial mais distrayant), puis je lui ai préparé une grosse salade composée pour le diner. On a pas mal parlé de ses soucis, elle est mère celibataire et le papa vit au Quebec et voit son fils deux fois par an, elle, elle gagne une misère pour à peine survivre à Paris, la vie n'a jamais été douce avec elle. C'est quelqu'un que j'affectionne beaucoup même si nous n'avons pas enormément d'affinités. Ca m'a fait du bien de la voir, de mettre entre parenthèses mes propres problèmes et de la gater un peu...
Là je suis à peu pres en paix, dehors les pêtards crepitent joyeusement, je vais peut être me faire une partie ou deux de "tout le monde veut prendre sa place" online, je suis addict depuis quatre jours et voilà. Demain je vais essayer de dormir plus longtemps, j'en ai besoin...
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Entre les deux articles que j'ai ecrits cette semaine et qui sont passés à la trappe (y a comme un bug sur ce site) et la rengaine et l'ennui accompagnés de quelques contrarités pour faire "plus riche", je ne vais pas vous saouler avec la crise de boulimie que je me suis faite ce soir, au boulot cette fois, eh oui faut savoir varier les plaisirs, et tester d'autres toilettes pour se faire vomir... J'essaie de faire un peu d'autodérision parce que sinon je m'effondre, ne dit-on pas que l'humour est la politesse du desespoir?...
Je vais donc parler des choses qui vont bien malgré tout, parce que c'est bon d'énumérer ce genre de choses quand ça va pas:
Une de mes amies s'est fait operer d'une tumeur au cerveau et l'operation s'est super bien passée, sa recupération est optimale et son odorat et son goût n'ont pas été alterés.
Week end du 14 Juillet, Paris est déserté et du coup, ça nous fait plus de place pour nous promener, moins d'attente à la boulangerie, ambiance au travail moins stressante, le bonheur quoi...
J'ai fait le compte et j'ai vu que pas mal de mes potes restaient sur Paris pendant l'Eté, bonne nouvelle, on va faire des pique-nique (sous la pluie), des cinemas en plein air à la villette (en plein vent) et des cours de tango au bord de la seine (les pieds dans l'eau).
A part ça je vais voir ma mère à Rennes mardi prochain, c'est son anniversaire, j'espère juste que ça va bien se passer. Une copine m'a dit hier "quand tu sens que ça monte, tu sors...", euh oui mais c'est fatiguant de sortir toutes les cinq minutes... Cela dit, apres on essaie de maitriser la colère, juste par flemme de ressortir, rires.
Voilà un petit etat des lieux non exhaustif de mon etat d'âme.
Sinon je vais bien, merci ...
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Aujourd'hui j'ai décidé de ne pas parler régime, ni controle de poids, ni nourriture... Parfois ça repose et puis il y a autre chose dans la vie...
Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai toujours eu des profs d'histoire géo minables, pour résumer, j'en ai eu un qui faisait cours d'une voix monocorde, les yeux dans le vague, un autre qui passait son temps à nous faire faire des dossiers dont ils ne notait que la forme et j'amais le fond, et une derniere qui avait une maladie des cordes vocales et qui parlait dans un micro qui marchait quad il voulait... autant vous dire que du coup, cette matière n'a jamais été mon fort, et aujourd'hui j'aimerais parfois rattraper le temps perdu...
Heureusement que Jules me fait de petits résumés parfois, c'est l'avantage de sortir avec un ex-premier de la classe :-)
L'histoire pourtant est je suis sure une matière qui peut passionner les adolescents, il suffit d'avoir un peu l'ame d'un conteur... Moi par exemple, je detestais l'histoire car elle ne se resumait dans mon esprit qu'à une longue liste de dates, resultat, au bac 7/20. Alors que si j'avais eu des professeurs passionnés comme certains de mes profs de Français, j'aurais adoré l'histoire j'en suis sûre, et je ne serais pas l'ignarde que je suis...
Ma reflexion vient du fait que je viens d'aller voir "Valse avec Bachir", un film sur la vision d'un ancien soldat israelien sur le massacre de Sabra et Shatila.
Bon certes ce n'etait pas au programme de terminale à mon époque, mais c'est typiquement le genre de film qui donne envie de creuser, de comprendre, de remonter dans le temps. Encore hier, j'ignorais ce qu'etait exactement ce morceau d'histoire.
Ce film puise sa force dans le fait que ce soit un dessin animé. Un ex soldat Israelien realise qu'il n'a plus du tout de souvenir de guerre au Liban alors qu'il se trouvait à 100m du camp où des centaines de refugiés palestiniens, civils, femmes et enfants (mais on ne connait pas le nombre exact, de 700 à 3500) furent massacrés par la milice Chretiennne libanaise en repression à l'assassinat de leur nouveau président Bachir Gemaye élu quelques jours auparavant. Cet evenement créa une vive polemique parce que ces crimes furent perpetrés au vu et au su de l'armée Israelienne qui occupait Beyrout au même moment et surtout d'Ariel Sharon qui ne demanda aucune intervention, faisant d'Israel un complice de cette horreur.
Quand le protagoniste du film finit par retrouver ses souvenirs, on voit des vraies images d'archive du camp aprés les massacres et c'est trés violent, car jusque là les dessins avaient un peu edulcoré la réalité...
Le choc est réel, ames sensibles s'abstenir! Mais en même temps ce film est litteralement immanquable.
Pour en revenir à mon propos du début, je déplore que nous n'ayions pas eu plus de films comme celui là à mon epoque pour nous sensibiliser à la grande histoire.... et pour nous aider à comprendre pourquoi notre monde en est là aujourd'hui.
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Je voudrais dédier ces quelques mots à une femme que j'ai croisée au detour d'une page internet il y a quelques mois et qui allait mal. J'ai senti dans ses mots une detresse immense et j'ai voulu lui tendre la main parce qu'à deux on se sent plus fort.
Son nom sonnait comme celui d'une princesse africaine, ses phrases etait douces comme des poèmes et nous sommes devenues amies, comme ça, à travers un écran.
Petit à petit Klealia s'est relevée et s'est tournée vers les autres, ayant les mots justes pour chacunes et la chaleur qui rechauffait nos coeurs endoloris lui etait rendue au centuple. Sa tolerance, sa patience, son empathie, tout forçait mon respect, moi qui lors de mes crises ne parvenais qu'à me replier sur moi même.
Flo, tu es belle et généreuse et chaque jour ou presque quand je lis tes petits mots (et les plus longs) je gagne en courage, en patience, en tolérance bref avec toi, je sais que je deviens meilleure. Merci d'être là jolie princesse...
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J'aimerais dire que le sport m'a sauvée des nouvelles crises, helas ce soir encore j'ai succombé, et je me sens mal, si mal.. Je me regarde reprendre peu à peu reprendre tous les kilos que j'ai chèrement perdus ces derniers mois et je me fais horreur, chaque matin je me sens un peu plus gonflée, un peu plus honteuse... depuis trois jours je fais une heure de sport, d'ailleurs la journée commence bien en général, sans excés, raisonnablement mais dés que le soir arrive devant mon écran au boulot, je ressens à nouveau ce vide inextingible et je transforme mon corps en poubelle par mon vecteur bouche.
Vos messages ont beau me toucher, j'ai une sensation affreuse de solitude profonde face à mes angoisses. Je suis miss "pac-man" qui avale toutes les petites boules jaunes sans macher, les aliments n'ont même plus de pouvoir "plaisir", je les déteste, ils sont mon poison.
Je sens que j'ai besoin de parler à quelqu'un qui saura m'aider professionnellement, m'entourer, me structurer, là je perds pieds et je ne sais plus vers qui me tourner. Je sais qu'il va arriver le jour où je vais donner le coup de pied au fond de l'eau mais quand? Les mots me manquent pour décrire la souffrance dans lequel je m'enfonce jour aprés jour malgré ma volonté de me débattre. Et pourtant pourais-je réellement continuer plus avant dans l'impudeur? Non je préfère me taire quelque temps en attendant que ma part de lumière fasse taire ma part d'ombre... Je me tais donc.