Lorsque nous descendîmes à la salle à manger, le reste de la maisonnée était déjà réuni pour le dîner.
Le vieux Jérémie, toujours coiffé de sa singulière façon, occupait le haut bout de la table.
A côté de lui, et à droite, était une jeune dame très brune, à la chevelure et aux yeux noirs, qui me fut présentée sous le nom de miss Warrender.
A côté d'elle étaient assis deux jolis enfants, un garçon et une fille, ses élèves, évidemment.
J'étais placé vis-à-vis d'elle, ayant à ma gauche Copperthorne.
Quant à John, il faisait face à son oncle.
Je crois presque voir encore l'éclat jaune de la grande lampe à huile qui projetait des lumières et des ombres à la Rembrandt sur ce cercle de figures, parmi lesquelles certaines étaient destinées à prendre tant d'intérêt pour moi.
Ce fut un repas agréable, en dehors même de l'excellence de la cuisine et de l'appétit qu'avait aiguisé mon long voyage.
Enchanté d'avoir trouvé un nouvel auditeur, l'oncle Jérémie débordait d'anecdotes et de citations.
Quant à miss Warrender et à Copperthorne, ils ne causèrent pas beaucoup, mais tout ce que dit ce dernier révélait l'homme réfléchi et bien élevé.
Pour John, il avait tant de souvenirs de collège et d'événements postérieurs à rappeler que je crains qu'il n'ait fait maigre chère.
Lorsqu'on apporta le dessert, miss Warrender emmena les enfants. L'oncle Jérémie se retira dans la bibliothèque, d'où nous arrivait le bruit assourdi de sa voix, pendant qu'il dictait à son secrétaire.
Mon vieil ami et moi, nous restâmes quelque temps devant le feu à causer des diverses aventures qui nous étaient arrivées depuis notre dernière rencontre.
— Eh bien, que pensez-vous de notre maisonnée ? me demanda-t-il enfin, en souriant.
Je répondis que j'étais fort intéressé par ce que j'en avais vu.
— Votre oncle est tout à fait un type. Il me plaît beaucoup.
— Oui, il a le cœur excellent avec toutes les originalités. Votre arrivée l'a tout à fait ragaillardi, car il n'a jamais été complètement lui-même depuis la mort de la petite Ethel. C'était la plus jeune des enfants de l'oncle Sam. Elle vint ici avec les autres, mais elle eut, il y a deux mois environ, une crise nerveuse ou je ne sais quoi dans les massifs. Le soir, on l'y trouva morte. Ce fut un coup des plus violents pour le vieillard.
— Ce dut être aussi fort pénible pour miss Warrender, fis-je remarquer.
— Oui, elle fut très affligée. A cette époque, elle n'était ici que depuis une semaine. Ce jour-là elle était allée en voiture à Kirkby Lonsdale pour faire quelque emplette.
— J'ai été très intéressé, dis-je, par tout ce que vous m'avez raconté à son sujet. Ainsi donc, vous ne plaisantiez pas, je suppose.
— Non, non, tout est vrai comme l'Evangile. Son père se nommait Achmet Genghis Khan. C'était un chef à demi indépendant quelque part dans les provinces centrales. C'était à peu près un païen fanatique, bien qu'il eût épousé une Anglaise. Il devint camarade avec le Nana, et eut quelque part dans l'affaire de Cawnpore, si bien que le gouvernement le traita avec une extrême rigueur..
A SUIVRE ......
Bonne journée et gros bisous
je te souhaite un belle journée à venir et te dis à plus tard et merci pour tes coms si gentils je repasse avant de partir promis
gros gros bisous et à demain ou à plus tard