Il avait onze ans.
Vous vous rendez compte, onze ans, toute la vie devant lui.
Mais la vie, pour ce petit bonhomme, c'était déjà trop.
Bien trop pour accepter de continuer à avancer vers l'avenir.
Ce petit bonhomme, était en classe de sixième dans un collège de Rodez, dans l'Aveyron.
Pour nous adultes, onze ans, c'est juste le début de l'existence.
Et pour ce petit garçon, la vie était déjà un poids bien trop lourd.
Il vivait dans ce département depuis quelques années, et par hasard.
Il avait été adopté par une famille d'ici.
Parce qu'avant cette adoption, le petit garçon vivait dans un autre pays.
Là-bas, loin, en Afrique. Sur la corne de l'Afrique. En Ethiopie. Et là, dans
son pays, le petit garçon avait assisté à la mort violente de ses parents
naturels.
C'était le premier épisode d'une chienne de vie.
Alors, le petit garçon a été adopté en France. Ici, dans l'Aveyron.
Une deuxième vie. Une deuxième vie pour faire le deuil de son pays, de sa
famille, pour oublier son papa, sa maman, ses êtres chers qui n'étaient plus à
ses côtés.
Pour certains enfants, l'adoption est une deuxième chance.
Pour ce petit garçon éthiopien, c'était peut-être ça, aussi.
Mais voilà, il y a quelques mois, le petit garçon a subi une agression sexuelle
dans les locaux d'un club sportif de la région. L'agresseur
était à peine plus âgé que lui. Il avait treize ans.
Voilà...
Il y a quelques jours, le petit garçon a mis fin à ses jours.
Il s'est pendu. Oui, pendu!
On serait tenté de dire comme un grand.
Mais quand même, ce petit garçon avait tout juste onze ans.
Onze ans et déjà l'envie infernale de ne plus exister.
Onze ans et ce besoin irrésistible de disparaître à jamais.
Onze ans et déjà une vie à en mourir.
Oui, quelle chienne de vie quand même.
source Le Petit Bleu/La Dépêche

Merci de t'inquiété pour moi, je vais relativement bien. Et toi, tu en es ou ? Je soir, je vais au spectable... alor s je te souhaite une bonne soirée, et à demain,