
je n'ai qu'une seule envie dormier et dormir doddddddddddddo
La rhinite allergique se caractérise par des éternuements à
répétition, le « nez qui coule », des chatouillements dans le nez, des
larmoiements et une irritation des yeux. Lorsqu’elle est causée par le
pollen, on l’appelle rhinite saisonnière ou, plus communément, rhume
des foins.
Ces symptômes résultent d’une sensibilisation anormale
et d’une réaction excessive du système immunitaire envers une substance
étrangère au corps, nommée allergène. Selon la personne, il pourra
s’agir du pollen des plantes, de moisissures, de substances sur les
poils ou la peau d’animaux ou d’autres particules. Lorsque cette
substance entre en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de
la personne allergique, le système immunitaire met en branle une
réaction inflammatoire. De l'histamine, des leucotriènes et d'autres
substances inflammatoires sont produites. Cette réaction entraîne la
dilatation des vaisseaux sanguins et l’augmentation des sécrétions
liées à l’apparition des symptômes de rhinite allergique.
La
rhinite allergique apparaît souvent entre 5 ans et 20 ans. Elle touche
environ 25 % des jeunes adultes et de 10 % à 18 % de la population
nord-américaine. Les symptômes de rhinite allergique tendent à être
plus prononcés qu’auparavant, selon l’observation de plusieurs
médecins. Ce phénomène pourrait s’expliquer entre autres par la hausse
des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci auraient notamment pour
effet d’augmenter la production de pollen des plantes et des arbres2.
Types de rhinites allergiques
Il existe deux types de rhinites allergiques :
- la rhinite saisonnière ou rhume des foins, si la rhinite survient de manière intermittente, en réaction au pollen;
- la rhinite persistante (ou apériodique), s'il s'agit d'une rhinite entretenue par des allergènes constamment présents dans l'environnement de la personne.
La rhinite saisonnièreSouvent appelée rhume des foins
ou « fièvre des foins », elle apparaît périodiquement, le plus souvent
au printemps et à l’été, avec la floraison de la plante allergène.
Au
début du printemps, le pollen des arbres est fréquemment en cause,
tandis qu’au mois de juillet, ce sont plutôt les graminées (les herbes
des prairies, le foin et le gazon). Les personnes allergiques à l'herbe
à poux (l'Ambrosia artemisiifolia) en souffrent à la fin de
l’été lorsque la plante fleurit. Mentionnons que les moisissures, plus
importantes au moment de la fonte des neiges et de l’entretien des
pelouses, peuvent aussi déclencher une rhinite allergique.
Les
symptômes de la rhinite saisonnière sont généralement aggravés par les
séjours à la campagne ainsi que par l'exposition au grand air. À
l’inverse, certains lieux exposent à très peu de pollen, comme les
bords de mer. Les personnes allergiques souffrent moins lorsqu’il pleut
(la pluie rabat le pollen au sol) et lorsqu’elles restent à
l’intérieur, portes et fenêtres bien fermées.
Selon certaines estimations, de 10 % à 40 % de la population mondiale souffrirait d'une allergie au pollen.
La rhinite persistante
La
personne affectée semble perpétuellement enrhumée. La rhinite
persistante est provoquée par des substances allergisantes présentes en
permanence dans l'environnement de la personne, à la maison ou au
travail. La crise se déclenche souvent au réveil et peut se répéter
plusieurs fois par jour.
Les acariens sont une cause très
courante de rhinite persistante. Il s’agit de mites microscopiques qui
se nourrissent des squames de peau humaine. Ils apprécient les
environnements chauds et humides. On les trouve dans les matelas, les
oreillers, les divans, les tapis et la poussière. Les gens qui
réagissent aux acariens sont en fait allergiques à leurs déjections. La
poussière, les animaux et certaines moisissures sont autant de
déclencheurs possibles.
Causes
On ne connaît pas
les causes exactes de la rhinite allergique, mais le bagage génétique
constituerait un facteur assez important. D'une personne qui, par ses
gènes, est davantage sensible aux allergies, on dit qu'elle possède un
« terrain atopique ». En d’autres mots, elle réagit exagérément au
contact d'allergènes normalement banals et inoffensifs. Cela peut
entraîner différentes manifestations : la rhinite allergique, l'asthme, l'urticaire, l'eczéma, les allergies alimentaires, etc., qui peuvent apparaître isolément, simultanément ou successivement, selon la personne.
Complications
Même si les symptômes sont légers, la rhinite allergique non traitée peut s’aggraver et conduire à une sinusite
chronique. Une rhinite persistante cause parfois de l’asthme, peu
importe l’intensité des symptômes. Enfin, chez les enfants, la rhinite
allergique augmente le risque d’otite moyenne.
Quand consulter un médecin?
- Les symptômes sont persistants et affectent la qualité de vie.
- Les symptômes ne sont pas soulagés par des médicaments en vente libre.
- Les effets secondaires des médicaments sont mal tolérés.
Symptômes
Les symptômes persistent aussi longtemps que la personne est exposée aux allergènes.
- Le nez qui pique et qui coule et des sécrétions très liquides.
- Des démangeaisons, des larmoiements et des rougeurs aux yeux.
- Des éternuements en série.
- Une congestion nasale.
- Une tension dans la région des sinus.
- Une toux.
- Une altération du goût, de l'odorat et de l'acuité auditive (surtout chez les enfants).
- De la fatigue, de l’irritabilité et de l’insomnie, lorsque les symptômes durent plusieurs jours.
Personnes à risque-
L’hérédité semble jouer un rôle important dans l'apparition des
allergies, incluant la rhinite allergique. Si les parents ont une
allergie (peu importe laquelle), le risque pour l’enfant de souffrir
d’allergie est de 48 %. Lorsque les deux parents sont allergiques, ce
risque grimpe à 78 %1.
- Les hommes sont plus à risque que les femmes, pour des raisons que l’on ignore.
- L’aîné de la famille.
Facteurs de risque
- L'exposition répétée à des allergènes aériens.
- L’exposition à la fumée de cigarette, particulièrement durant la première année de vie28, et à d’autres irritants des voies respiratoires (fumée de feu de foyer, polluants dans l’air)29.
-
L'abus de décongestionnants topiques (en aérosols) peut aggraver l'état
des muqueuses du nez, et par conséquent, causer les rhinites.
Prévention
Peut-on prévenir? |
une
fois la rhinite allergique installée, il n’y a pas de traitement qui
permette de s’en débarrasser. Il arrive parfois qu’elle parte
d’elle-même. Pour le moment, la seule mesure préventive de base reconnue consiste à éviter le tabagisme et la fumée secondaire.
La fumée de tabac irrite les voies respiratoires, ce qui crée un
terrain propice aux maladies respiratoires. Autrement, on ne connaît
pas de mesure qui permette de prévenir la rhinite allergique; il n'existe pas de consensus médical à cet égard. Néanmoins,
la communauté médicale explore diverses pistes de prévention. Elles
pourraient surtout intéresser les parents atteints d'allergies, qui
désirent réduire le risque que leur enfant en souffre aussi.
|
Mesures pour réduire la fréquence et l’intensité des symptômes |
Lorsqu'on
est atteint de rhinite allergique, il est possible de réduire ou de
prévenir l'aggravation des symptômes par différents moyens. Réduire l'exposition aux allergènesLe pollen et les moisissures
- Éviter les activités qui exposent à de grandes quantités de pollen et
de moisissures, comme la tonte de la pelouse, le fauchage et le
sarclage.
- Assurer la ventilation intérieure avec un purificateur d'air muni
d'un filtre à particules à haute efficacité ou d'un filtre
électrostatique plutôt qu'en ouvrant les fenêtres. Durant les chaudes
journées d’été, utiliser au besoin un climatiseur. S'assurer que la
ventilation est adéquate si on chauffe au bois.
- Éviter de faire sécher son linge dehors, car du pollen risque de s’y déposer.
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %. Utiliser un
déshumidificateur dans un sous-sol non fini ou humide pour empêcher le
développement de moisissures.
- Conserver le minimum de plantes et éliminer les pots en argile pour limiter les moisissures.
Note.
Les moments où les quantités de pollen dans l’air sont les plus faibles
sont de 10 heures le matin au coucher du soleil, ainsi que durant ou
après une pluie. Les acariens
- Laver fréquemment la literie à l'eau chaude (au moins 54 °C ou 130 °F).
- Recouvrir le matelas d'une housse antiacariens et se procurer des oreillers de mousse synthétique lavables.
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %.
- Nettoyer les tapis et les moquettes à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre de bonne qualité.
- Éviter les tapis et les draperies abondantes dans la chambre à coucher.
- Il existe des acaricides en aérosol. Après avoir vaporisé le produit
sur les matelas, les tapis, les fauteuils, aérer la pièce à fond durant
plusieurs heures avant d'y séjourner de nouveau.
- Pour détruire les acariens et les larves d'acariens logés dans les
jouets en peluche, on peut mettre les peluches au congélateur durant
72 heures. Répéter l'opération tous les trois mois. Les animaux
- Ne pas garder d’animaux dans la maison, autant que possible. Les
chats sont les animaux domestiques les plus allergènes. Il n’existe pas
de chiens ou de chats non allergènes, mais certaines races sont pires
que d’autres. Les animaux qui ont un poil laineux provoquent moins de
réactions.
- Donner le bain à son animal chaque semaine.
- Éliminer les poils d’animaux du sol le plus souvent possible.
- Garder l’animal hors de la chambre à coucher. D’autres facteurs irritants peuvent aggraver les symptômes : - La fumée de tabac et des feux de foyer.
- Les parfums.
- La pollution de l'air.
- Le vent ou les courants d'air.
- Les écarts de température.
Traitements médicauxCesser
l'exposition aux allergènes connus est la première étape du traitement
antiallergique. Éliminer l'allergène n'est pas toujours possible, comme
dans le cas des allergies au pollen. MédicamentsDifférents
médicaments peuvent atténuer les symptômes de rhinite. Certains se
prennent par voie orale, d’autres sont des vaporisateurs nasaux ou des
gouttes pour les yeux (collyres). Si les produits vendus sans
ordonnance ne fonctionnent pas, le médecin peut en prescrire d'autres
qui agissent différemment. - Les antihistaminiques agissent en bloquant la production d'histamine,
une substance qui provoque les symptômes d'allergie. Ils soulagent les
éternuements, les écoulements nasaux ainsi que les picotements des yeux
et de la gorge. Les antihistaminiques de première génération
provoquaient de la somnolence (Benadryl®). On trouve maintenant, en
vente libre dans les pharmacies, des antihistaminiques qui n’ont pas
cet effet secondaire (Claritin®, Allegra®, Zyrtec®).
- Les décongestionnants
diminuent rapidement l'enflure du tissu nasal. Ils sont souvent
utilisés en combinaison avec des antihistaminiques. On les trouve sous
forme de sirops, de comprimés (Sudafed®, Actifed®) et de vaporisateurs
nasaux (Néo-Synéphrine®). Ils contiennent de la pseudoéphédrine. Ils ne
doivent pas être utilisés durant plus de trois jours consécutifs, car
ils peuvent causer une rhinite de rebond. Il s'agit donc d'une mesure
temporaire dont il ne faut pas abuser.
- Les corticostéroïdes nasaux
sont des médicaments anti-inflammatoires qui bloquent la réaction
allergique (Flonase®, Nasacort®, Nasonex®). Ils sont généralement
prescrits lorsque les antihistaminiques n’offrent pas de soulagement,
plus souvent chez les personnes qui souffrent de rhinite apériodique.
Ils sont préférablement administrés directement dans le nez, à l’aide
d’un vaporisateur. Ils peuvent causer une irritation des muqueuses du
nez.
- Les antidégranulants (le cromoglycate sodique,
tels que Cromolyn® et Opticrom®) s'utilisent en aérosol nasal ou en
gouttes pour les yeux et agissent en empêchant la libération
d'histamine et d'autres médiateurs chimiques, initiateurs des réactions
allergiques. Particulièrement efficaces chez l'enfant et bien tolérés,
ils semblent jouer un rôle préventif vis-à-vis des réactions
allergiques.
Traitement de désensibilisation Lorsque
la cause de l'allergie est bien définie et que les traitements
médicamenteux ne sont pas efficaces, il est possible d'envisager un
traitement de désensibilisation ou d'immunothérapie qui consiste à
injecter, sur une période de trois à cinq ans, des doses croissantes de
la substance allergène. Ce traitement est particulièrement efficace en
cas d’allergies au pollen et aux acariens. D’après une méta-analyse
rassemblant les données de 16 études cliniques, une personne sur deux
obtient une amélioration de ses symptômes grâce au traitement de
désensibilisation, comparativement à une sur quatre pour un traitement
placebo30. Chirurgie Si le traitement
médicamenteux est insuffisant ou en cas d'anomalies anatomiques des
fosses nasales, un traitement chirurgical peut être envisagé. La
chirurgie est indiquée pour la déviation de la cloison nasale, les
polyposes des fosses nasales ou pour drainer des sinus infectés. |