De retour après un long silence. Je me suis sentie fragile et je crois qu'en parler régulièrement sur le blog ne m'aurait pas aidé, au contraire. Après ma dernière note où je n'avais déjà pas le moral, je n'ai pas craqué.
Nanase, merci pour le conseil mais je crois que si je m'étais permis ça, c'était la porte ouverte. Je me connais : "Bon, un mac do, je suis un peu fragile, ça va m'aider à me relancer dans la course", c'est forcément suivi d'un "allez, je suis dans un période de baisse de forme, je peux manger un peu de chocolat... Quelques carreaux... Une demi tablette... Deux tiers... Bah, il reste que deux rangés de carreaux, autant les finir, ça m'évitera de craquer dessus une autre fois". Et autre chose de ce genre.
Labellule, ton conseil est bon, je me le dis depuis un certain temps. Mais voilà : je suis trop peureuse. Oui, peureuse, c'est le mot. Et j'ai un peu honte de moi. Il y a deux ans, je me suis mise au régime avec l'aide de mon homéopathe. Je sais, ça peut paraître curieux de voir une homéopathe pour des problèmes de poids mais c'est quelqu'un qui m'inspirait confiance. Je lui ai avoué des choses que je n'avais jamais dite à personne. Avec son aide, j'ai perdu 12 kilos. Le truc, c'est qu'elle a considéré le problème réglé alors qui ne l'était pas et je n'ai jamais stabilisé mon poids.
Déjà, ça m'a un peu refroidi à propos de l'aide médical. Ma raison me dicte que c'est idiot, que tous les médecins ne sont pas pareil, qu'un vrai spécialiste pourrait m'aider... Mais qui écroute toujours sa raison.
En plus, je me sens incapable d'aller voir un inconnu pour tout lui avouer sur mes pulsions boulimiques et tous les stratégèmes que j'ai pû mettre au point pour me gaver sans que personne ne s'en apperçoive dans mon entourage.
En fait, je sais très bien ce qu'il faudrait que je fasse : que j'aille voir un psy. Parce que je me doute que mon comportement vis à vis de mon alimentation doit cacher autre chose. Sauf que je n'ose pas. Je repousse sans cesse, je me trouve toujours des excuses... Je crois que j'attends le déclic...
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Toujours est-il que jeudi et vendredi, je n'avais pas trop le moral mais je n'ai pas craqué. Mais voilà, samedi Cruella n'a pas été tendre : +200g ! Non seulement je n'ai pas perdu, mais j'ai repris du poids. Ok, pas des masses, mais quand même ! J'ai détaillé déséspérement mes menus de la semaine pour essayé de comprendre. Et je n'ai pas compris. Je ne comprends toujours pas.
ça m'a achevé. Et comme le midi même on fétait l'anniversaire de ma meilleure amie, je me suis "vengée" ! J'ai mangé comme je ne l'avais pas fait depuis huit semaines. Tout y est passé, depuis les toasts au pâté et au jambon cru en entrée jusqu'aux mini carambar qu'on a grignotés tout l'après midi.
Après ça, je me suis fait violence pour reprendre le régime. Dimanche, j'ai mangé très peu et l'Homme m'a aidé. Lundi, j'ai repris le boulot et ça m'a aidé à me changer les idées. Je me suis fixé l'objectif de réduire une nouvelle fois les portions pour arriver à quelque chose de plus raisonnable. ça marche pas trop mal pour le moment.
Je me sens un peu mieux mais c'est pas encore tout à fait ça. Je m'inquiète pour mes mutations, pour mon inspection lundi prochain, pour mon régime même s'il n'y a pas de raisons.
Mais je compte bien continuer mon régime.
Et je vais y arriver.
Objectif 60 kg.
En attendant, j'aime à penser que je suis capable de me prendre en main. Et finalement, cette crise m'a montré que je gérais mieux les choses que je ne le pensais. OK, samedi, j'ai craqué, mais le matin même, avant le repas, je claquais 30 euros en fruits et légumes frais, avec mon régime en tête. Et si jeudi et vendredi j'ai résisté au Mac Do et autres tablettes de chocolat, c'est parce que je savais qu'il y avait ce repas. Et le soir même, j'avais repris mes bonnes résolutions.
Je vis une année charnière dans ma vie, je m'en rends compte. A 23 ans, il serait temps que je réalise que je deviens adulte ! lol
Mais là, c'est VRAIMENT le tournant.
Depuis le mois d'août, j'ai enfin un vrai appartement avec l'Homme que j'aime, fini les chambres minimalistes de cité U.
Je ne suis que stagiaire mais j'ai commencé à travailler, pour de vrai, avec un vrai salaire et tout et tout, plus un job d'été. Je suis plus étudiante, malgré un mémoire à rendre. Quand je tombe malade, il faut qu'un médecin me signe un arrêt de travail, je ne peux plus me contenter de faire les yeux doux à une secrétaire en lui jurant que, oui oui, j'avais 39 de fièvre hier à la même heure. Et à la prochaine rentrée, je serai titulaire d'un poste, je gérerai un CDI, des élèves, j'aurais peut-être même quelqu'un "sous mes ordres".
J'ai même un vrai compte en banque, fini la Poste.
Et cet été, je change de voiture, adieu la super 5 d'occasion marquée par tous mes faux pas de jeune conductrice.
On commence même à parler bébé même si on est d'accord pour que ça ne soit pas tout de suite.
Bref, je deviens une grande fille. Et je voudrais savoir si je suis capable de le faire seule. Perdre ces kilos, c'est ça que ça signifie. Devenir adulte et laisser derrière moi mes comportements d'ado. Et quand je dis seule, je ne pense bien sûr pas me passer du soutien de mon entourage. Et de quelques personnes super ren