
Petite histoire extraite de « l’intelligence du cœur »
d’Isabelle Filliozat :
Le hamster d’Olivier est mort. Thierry, le papa d’Olivier, l’a trouvé ce matin
sans vie dans sa cage. Vite, avant que son fils ne se réveille, il a tout fichu
à la poubelle. La cage a été nettoyée. Quand Olivier est descendu prendre son
petit déjeuner, Thierry a inventé une histoire : « tommy est parti
chez des amis, il va revenir. » Trois jours et un petit tour quai de la
mégisserie plus tard, un nouveau hamster évolue dans la cage. Olivier ne dit
rien, mais il ne s’occupe plus de son animal. Il a bien vu que ce n’était pas
le même, mais il sent qu’il ne faut pas en parler à papa. Celui-ci se dit qu’il
a eu bien raison d’agir ainsi, son fils ne s’est rendu compte de rien, il ne
semble pas affecté. Le désinvestissement vis-à-vis du hamster ? Pour
Thierry : « c’est normal, à sept ans on change si facilement d’intérêt. »
Il banalise, il refuse de voir la signification des signaux que lui envoie
Olivier,
Anticipant la déception, le désarroi, l’angoisse du petit garçon, Thierry a préféré
passer le tout sous silence…Il se justifie en prétendant avoir voulu protéger
son fils, il a vraiment cru faire pour le mieux. Mais en réalité, il a agi
ainsi pour se protéger lui-même, pour que son fils n’en fasse pas un drame que
lui, son père, n’aurait su gérer……
…….Quelque chose s’est cassé entre olivier et son père. Olivier a appris
beaucoup de cette expérience : il ne peut plus faire totalement confiance
à son père, celui-ci peut lui mentir ; et ses émotions ne sont pas les
bienvenues. Il comprend qu’il vaut mieux taire les drames de la vie, faire
semblant d’être toujours heureux, mettre un masque de sourire sur son visage
alors même qu’il aurait envie de verser des larmes…….
…….En réprimant nos émotions spontanées, ou en les déguisant pour les rendre
conformes et socialement acceptables, nous perdons des informations précieuses
sur notre vécu psychique
Taire son être intérieur, c’est abdiquer une part de sa liberté. Il faut bien
pour cela quelques pilules tranquillisantes, anxiolytiques ou somnifères, mais QU’IMPORTE….
…..Les parents ne prennent pas toujours le temps d’écouter les émotions de
leurs enfants. Il arrive aussi qu’ils ne veuillent tout simplement pas les
entendre, parce que cela risquerait de les remettre en cause, de perturber
leurs plans, de leur donner une mauvaise image d’eux-mêmes. Alors plutôt que de
prêter l’oreille au vécu de leur enfant, ils ont tendance à le définir : «
tu es pénible », « tu es vraiment douillet », « tu es un
bon à rien »…
Ces définitions que les autres nous donnent –nos parents, nos frères et sœurs-
nous collent à la peau. Pour s’en défaire ? Il faut faire face à soi même,
affronter les émotions que ces dévalorisations recouvrent……(fin)
Et nous avons tous été des enfants ......
Pour moi c'était " tu crois que c'est propre ? tu es une souillon"
"Tu as un sale caractère, tu es une effrontée" " baisse les yeux quand je te parle" pourtant je crois que mes parents m'aimaient c'était "leurs croyances" et vous voulez vous m'en parler ?
Et aujourd'hui' ? j'essaie d'accomplir ma légende personnelle.
"Accomplir
sa légende personnelle est la seule et unique obligation des hommes.
Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser
ton désir." Paolo Coelho
SNCF
Le hall de gare est désert. Un homme se présente au guichet pour acheter son billet.
La guichetière, sans même lever le nez, lui dit:
- Pas d'énervement ! Chacun son tour !
Le voyageur étonné regarde autour de lui. Personne ! Il renouvelle sa demande et c'est la même réponse aimable de l'employée.
Alors, énervé, le client se penche et lui fiche une claque.
La préposée se lève en hurlant :
- Mais quel est l'abruti qui vient de me gifler ?
Le voyageur répond très calmement :
- Avec cette cohue, allez savoir !