Connaissez-vous le syndrome de la bedaine ? Appelez dans le milieu médical Syndrome métabollique... mais aussi obésité abdominale !

Qui n'a pas taquiné son conjoint pour ses "poignées d'amour" ? Elles prêtent à sourire. Et pourtant, un tour de taille important est un signal d'alerte à prendre très au sérieux. Autrefois, il était signe d'opulence et de richesse, aujourd'hui il est signe d'une santé en péril ! Pourtant, mis à part ce tour de taille, aucun symptôme n'est apparent.
Dès la trentaine, mais surtout à partir de 50 ans, on prend un peu de ventre sans trop s'en soucier (dû à une consommation excessive de graisses et de sucres qui favorisent le surpoids). Mais cette graisse, accumulée autour de la taille, peut s'avérer un véritable facteur de risques car elle touche plus ou moins directement des organes importants comme le foie, le pancréas ou le cœur.
A travers ce syndrome, on décrit une association de plusieurs anomalies. Selon l'Association américaine du cœur, on parle de syndrome métabolique lorsqu'au moins 3 des anomalies suivantes sont associées :
- Le tour de taille est supérieur à 88 cm chez les femmes, 102 cm chez les hommes.
- La pression artérielle est supérieure à 13/8,5.
- Le taux de triglycérides est supérieur ou égal à 1,5 g/L
- Le taux de cholestérol HDL est inférieur à 0,40 g/L pour les hommes et inférieur à 0,50 g/L pour les femmes.
- La glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1g/L.

En plus des risques de diabète et de pathologies cardiovasculaires associés à ce syndrome, il existe différentes complications, notamment les attaques cérébrales ou encore le syndrome d'apnée du sommeil.
Le syndrome de la bedaine touche 47 millions d'américains. Mais en France, ce phénomène prend une ampleur fort inquiétante : 6% des femmes et 9% des hommes seraient concernés. Selon certains médecins (à l'instar du Dr Boris HANSEL, auteur du livre "Surveillez votre ventre"), le syndrome métabolique toucherait même plus d'un français adulte sur 6.
Et ce n'est pas parce que vous allez rentrer votre ventre sur la plage, pour essayer de ne rien laisser paraître, que les éventuelles conséquences vont disparaître également ! Il est préférable d'agir avant que les complications n'arrivent. Aussi, il faut commencer par repérer les facteurs de risque :
- la sédentarité
- le surpoids
- le stress
- l'hypertension
- un excès de graisses et de sucre
- les antécédents de diabète dans la famille.
En fonction de ce bilan, il s'agit de changer le quotidien, notamment avec plus d'exercices physiques, un nouvel équilibre alimentaire ou encore un apprentissage de la gestion du stress et des émotions.

Sylviane LIBERGE
Psychologue clinicienne - Formatrice - Conférencière