Bonjour !
Après le tatouage, l'autre phénomène de mode... le piercing ! Qui en a un ???
Perso, j'avais essayé mais une infection m'a découragé et depuis j'ai abandonné...
Mais savez-vous quelles sont les origines de ces modifications corporelles ?

En fait, c'est une pratique très ancienne, dont on estime les débuts au néolithique !!! Notamment en Afrique, dans la tribu éthiopienne Mursi : des labrets (plateaux labials) en pierre étaient insérés au niveau de la lèvre inférieure ou au niveau des lobes des oreilles.
Le piercing du nez est une coutume provenant de l'Inde. Mais ce dernier était, à l'époque, réservé aux castes supérieures. Tout comme au Pakistan, cette coutume se pratique depuis des siècles, surtout chez les femmes.
En Egypte Antique, des boucles d'oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social. Les perforations du nez et des oreilles étaient réservées aux pharaons et autres membres de la famille royale.
En Amérique, la perforation de la langue était populaire dans l'élite des civilisations précolombiennes, notamment Aztèques et Maya. Mais c'était aussi à titre de rituel, non permanent, supposé permettre d'entrer en contact avec les dieux. Ces cultures précolombiennes portaient des bijoux aux oreilles, au nez et à la lèvre inférieure. Elles sont toujours à la mode parmis les descendants de ces peuples.

Dans les années 1980, les hommes occidentaux se faisaient facilement percer les oreilles (en général, une seule oreille). Aujourd'hui, le piercing est devenu une véritable mode et s'est progressivement répandu dans toutes les couches de la population.
Le piercing correspond à trois grandes significations :
- Améliorer son apparence physique.
- Se distinguer de l'ensemble du groupe de référence.
- Ou au contraire s'associer à un groupe particulier (comme les Skinhead)
En tant qu'objet esthétique, le piercing correspond à un bijou : c'est par exemple le brillant au nombril (nombriliste ?), ou l'anneau à la lèvre, le clou sur la langue (qui aurait aussi des vertues aphrodisiaques... mais traduisant aussi des pratiques masochistes !).
En tant que rituel, il peut correspondre à un passage initiatique, ou de pénitence. D'après une théorie anthopologique de 1909 (c'est pas d'hier...), le piercing serait un rituel de passage à l'âge adulte. Par exemple, à Singapour, au cours de la fête du Taipoussan, le pénitent porte une charge proportionnelle de piercings variés, pour se faire pardonner de ses pêchés. Puis, il exhibe à la communauté ces différents piercings lors d'une procession dans les rues de la ville. C'est ce qui a amené certains sociologues à penser que nos adolescents utilisaient le piercing comme un rituel de passage à l'âge adulte.

Par ailleurs, le piercing permet aussi d'appartenir à un groupe. Il peut être une marque d'affiliation à un groupe distinctif, une élite (à l'instar de l'Egypte Antique). On retrouve ce phénomène chez les punks, les gothiques ou autres groupes marginaux.

Mais le piercing est aussi et avant tout un moyen de se différencier et surtout de s'opposer aux parents et à la société. Bref, à la Loi ! L'adolescent se construit en effet dans l'opposition à une référence (les parents et la société) afin de mieux en intégrer par la suite les fondements et les bases. Cette opposition va lui permettre de s'exprimer et donc de s'affirmer en tant qu'individu.

Mais si on se réfère à l'acupuncture... que dire de tous ces piercings (surtout quand il y en a autant que sur les photos ci-dessus) ?