
Selon la mythologie Maorie, le tatouage a commencé par une histoire d'amour entre un jeune homme qui s'appelait Mataora (= " visage de la vitalité ") et une jeune princesse du monde des ténèbres du nom de Niwareka.
Un jour Mataora frappa Niwareka. Celle-ci s'enfuit alors pour rejoindre le royaume Uetonga de son père. Mataora, le cœur brisé et repentant, partit à la recherche de sa dulcinée. Après moultes épreuves et obstacles, Mataora arrive finalement à Uetonga. Mais, après son long voyage, la peinture de son visage était sale et abîmée.
La famille de Niwareka se moqua de la piteuse apparence de Mataora. Humblement, Mataora implora le pardon de Niwareka , et elle finit par le lui concéder. Le père de la belle offrit alors à Mataora de lui enseigner l'art du tatouage. Mataora et Niwareka ont ensuite regagné le monde des humains, en y rapportant l'art du moko.
Dans letatouage maori, la tête est considérée comme la partie la plus sacrée du corps. Tous les Maoris de haut rang étaient tatoués et ceux qui ne l'étaient pas étaient considérés comme des personnes sans aucun statut social. Par ailleurs, le moko rendait le guerrier attirant pour les femmes...

Aller, avouez que vous succomberiez à un beau maori tatoué et ténébreux !


Le tatouage commence dès la puberté, accompagné de beaucoup de rites et de cérémonies rituelles. L'instrument employé pour tatouer traditionnellement est un ciseau en os, soit avec un bord en dents de scie, soit avec un bord droit et très tranchant. La première opération du tatouage consiste à faire de profondes entailles dans la peau. Ensuite, on trempe le ciseau dans un pigment de suie, tel que la gomme brûlée de l'arbre indigène, le Kauri, ou bien la suie des chenilles brûlées. Ensuite, le pigment est martelé dans la peau.
C'est extrêmement douloureux et très long... C'est pourquoi, afin d'accélérer la guérison, des feuilles de Karaka sont placées sur les incisions boursouflées du tatouage.
Chaque signe du tatouage maori a une signification. Il y a un code de couleur et de signe, témoignant de l'appartenance à un groupe social, mais aussi le statut de l'individu dans le groupe ainsi que sa virilité et le nombre de ses ennemis soumis à son pouvoir...

