Préférez un pantalon large qui ne vous serre pas à la taille. Soyez propre, mais évitez les parfums. Enlevez vos bijoux. Soyez naturel.
Laissez vos chaussures et vos chaussettes.
Avec vos chaussures, laissez aussi vos idées sur le zen, vos lectures, toutes ces pages que vous tourniez encore et encore dans votre tête il y a peu, tous vos jugements sur ce qu’est le bouddhisme ou non, toutes vos attentes, même les plus belles.
C’est la bonne manière de commencer.
L’esprit frais.
Et puis, vous vous asseyez face au mur.
La méditation est une expérience totale. Elle met en jeu tout à la fois le corps, la respiration et le mental. Fondamentalement, il n’y a que trois points à retenir dans l’apprentissage de la méditation : vous devez être stable, vous devez être tonique, vous devez vous sentir à l’aise.
Prenez la position du lotus, du demi-lotus, ou à défaut placez simplement un pied sur le mollet opposé. Les deux genoux doivent toucher le sol avec une égale pression.
La tonicité se trouve en redressant la colonne vertébrale.
Ne vous asseyez pas sur le haut mais sur le bas des fesses. À partir du trépied que forment les jambes et les fesses, redressez doucement la colonne, puis la tête, rentrez délicatement le menton et abaissez le regard devant vous sans fixer un point particulier.
Fermez la bouche et respirez par le nez. Le souffle est tranquille.
Pour l’instant, contentez-vous simplement de voir et d’écouter. Il n’y a plus de bruit à l’extérieur mais, en vous, qu’est-ce qui apparaît ? Le silence ou bien le bruissement de l’esprit ? Accueillez tout ce qui surgit : les pensées, les sensations ou les émotions. Ne les refusez pas. Ne les poursuivez pas. En étant fixé, ancré dans cette expérience vivante du corps.
il faut bien partir de quelque part, de ce corps, de votre corps parfois ferme, parfois chancelant ; du mental, de votre mental parfois aiguisé, parfois embrumé. Toute l’habileté va consister à métamorphoser tous les obstacles intérieurs. Que votre corps, votre respiration et votre mental deviennent le creuset de l’éveil.
Il vs faudra peut-être véritables conseils pour vous inspirer, pour pénétrer profondément cet espace intérieur. Pour toucher votre propre cœur.
Au fur et à mesure des méditations, les perturbations vont se calmer. Vous allez vous sentir tranquille, apaisé. À partir de ce calme, il vous faudra ensuite aller plus loin, faire un saut dans l’inconnu.
A la fin, Ne vous levez pas d’un coup. Vivez le corps dans la lenteur.