Quand on vous demande quelque chose qui vous gêne, répondez-vous OUI alors que vous avez furieusement envie de répondre NON ? Réussissez-vous à affronter les situations délicates quand c'est votre patron ou votre conjoint qui pose la question ?
SAVOIR DIRE NON
1) Fuyez la facilité, c'est un piège. C’est tellement plus facile de dire OUI que de dire NON. Quand on répond OUI à une demande, on est sympa, on a l’impression d’être aimé (à court terme), on ne déclenche pas une discussion qui n’en finit pas, voire un affrontement qui va nous mettre mal à l’aise. Nous disons OUI car nous avons horreur de la violence, qu’elle soit verbale ou physique.
2) Evitez le OUI qui va pourrir la situation. Souvent, on dit OUI alors qu’on aurait eu envie de dire NON. Ouh la la … Ce OUI que vous vous imposez va vous poursuivre pendant longtemps ; vous allez le ruminer jusqu’au jour où le NON va sortir avec violence, au mauvais moment, là où vous ne pourrez plus arrêter le coup et entamer une négociation. Donc, plutôt que de refuser en disant NON, on louvoie, on esquive, on tourne autour du pot. En un mot, on « procrastine ». On commence à se pourrir la vie.
3) Evitez le NON réactif. Parfois, on dit NON mais on le dit mal. Écoutant sa colère ou submergé par ses émotions, on monte sur ces grands chevaux et cette soudaine agression de l’interlocuteur déclenche son agression en retour. C’est le début d’un long combat qui va coûter du temps, de l’énergie, de l’argent. Souvent, c’est un combat sans fin.
4) Construisez le NON sur votre OUI profond. Comment dire un «bon» NON ? C’est simple, il faut que votre NON repose sur un OUI, un OUI fort, profond, intime. Ce OUI c’est le OUI de vos valeurs. Il correspond à ce que vous voulez absolument protéger, ou changer ou créer. Ce OUI intime est le socle représenté par vos intérêts supérieurs avec lesquels vous ne voulez pas, vous ne pouvez pas transiger.
5) Utilisez le NON positif. C'est ici où vous allez expliquer à votre interlocuteur le pourquoi intime de votre NON, tout en mettant bien en avant les points sur lesquels vous êtes d’accord,en expliquant les points qui vous importent le plus, les points sur lesquels votre NON repose et pour lesquels vous assumez votre refus, sans regrets ni remords.

6) Respectez l'autre (n'insultez pas l'avenir). Pour ouvrir la porte au NON positif, il faut montrer du respect à la proposition de votre interlocuteur, être attentif, ne pas rejeter d’emblée son point de vue même si l’on reste ferme sur ses positions. Et c’est facile car on les a bien identifiées.
7) N'oubliez jamais que le vrai NON est celui qui ouvre une nouvelle porte. Un NON n’est jamais une catastrophe.